-exposition "Cycles et révolutions", la Maison des Arts, Carcès, Var, été 2009.
"....Ainsi les cycles naturels sont-ils au coeur de notre vie: la répétition du jour et de la nuit, le renouvellement mensuel et la succession des saisons autant que le retour de la nouvelle année.
Leur influence sur notre rythme circadien ou notre biorythme est considérable.
L'influence des astres et notamment de la lune sur notre corps est elle aussi reconnue.
Leur présence dans les sculptures organiques de Charlotte Dugauquier est directement perceptible. Le végétal, comme source d'inspiration (germination, floraison, foliation) ou matériau, est au coeur de ses processus de recherche et d'expérimentation.
Les "Parure", "Comète", et autres installations de Charlotte Dugauquier quand elles n'empruntent pas directement les formes et matières végétales ou animales (plumes...), s'en inspirent comme dans "Souffle-spirale" où la fragilité d'un feuillage métallique s'enroule sur une forme arachnéenne...."
Christophe Cadu-Narquet, Carcès, mai 2009
Ed. Thesaurus Coloris.
-exposition à la Maison du cygne du 9 septembre au 9 octobre 2011 à Six-Fours-les-Plages, Var.
avec le photographe Michel Loye;
texte de présentation de Leslie Plume.
"l' éphémère, vestige de l'éternel."
"....Des photographies, noir et blanc, grises avec toute l'irisation d'ombre et de lumière.
Sobres, sombrement éclairées, élégantes. La photographie est un bloc qui mure l'image:le socle pour point de fuite. Une masse s'effrite, s'émiette, fond: roche, iceberg, le paysage comme sablier du temps qui décristalise ses agrégats séculaires en poussière d'éternel.
Gros plan en long, en large, en hauteur. La masse est minuscule.
Et soudain, une porte taillée, rectangle vide, monolithe évidé semble ouvrir vers l'essence de l'oeuvre elle-même: l'anfractuosité de la création figée dans son inexorable déconstruction, dans le parcours de sa transformation, dans l'espace de sa dislocation.
Délitescence.
De ce que mon regard rencontre chez Michel forme immédiatement écho vers la nature de Charlotte.
Des structures organiques, éthérées aux formes émaciées et héliotropes d'une haute finesse sont de l'ADN en 3D sorti d'un microscope et grossi. Point de socle. Tout est aérien.
La nature en échafaudage, en raccomodage, en dépouillement.
Elle tisse avec les matériaux des blocs désagrégés et largués en épave sur le rivage.
La structure atomique, épidermique de la nature se retrouve en anagramme sur les murs d'ombre et de lumière anamorphosés par des faisceaux écliptiques.
Transparence et légèreté sont reliées par des fils que l'on croit de prime abord, cassants: tout est sur le rebord, sur le tranchant de la déconstruction.
Son secret: un savoir faire arachnéen qui se transmute à l'art, tissage de l'éphémère et du spirituel par des logarithmes mantiques.
Charlotte nous fait entrer dans le bloc de la molécule." Juillet 2011.
-exposition à la galerie Zemma, Marseille du 17 mai au 5 juillet 2018: " Lien de nature, un étrange familier"
Une exposition de Charlotte Dugauquier et Michel Loye Vernissage : jeudi 17 mai 2018 à partir de 18 heures 30 Exposition du 17 mai au 28 juin 2018
Deux artistes, Charlotte Dugauquier, plasticienne et Michel Loye, photographe, présentent à partir du 17 mai 2018, l’exposition « Lien de nature ; un étrange familier » à la Galerie Zemma.
Glaneuse, jamais rassasiée, Charlotte Dugauquier, plasticienne, recueille sur les chemins de sa patience ce qui reste des vies végétales fugitives qu’elle accumule dans ses ateliers du Pré-Saint Gervais en Ile de France et à Barjols dans le Haut Var.
De ces récoltes étiques, son art habille la pesanteur en nuages de formes vaporeuses ouvrant l’esprit aux métamorphoses. Un sentiment d’éther dont parlaient les scientifiques anciens, adeptes de l’atomisme et doutant d’une disparition pure et simple du vivant après la mort. Des architectures autant que sculptures communiquent à l’espace de l’œuvre la résonnance vivifiante du chemin parcouru dans ces maquis, savarts et chaumes.
Des formes qui relèvent d’un travail de répétition, geste de l’artiste qui s’élabore en même temps que la réflexion : un art de transfiguration, prolongement de l’histoire d’une relation intime à l’objet d’une nature qui se veut inédite que personne ne connaîtra vraiment, mais qui ouvre nos capacités de perceptions aux visible et moins visible. Une vie nouvelle détournée du cycle de la nature, offerte par cette artiste dont les pièces nous entourent de leur lumière ; Et leur ombre se diffuse dans l’espace apaisé de leur doux mouvement cinétique.
© Charlotte Dugauquier
Michel Loye, photographe, naît le nez au ciel pendu aux étoiles, qu’un père mythologique -et en même temps instituteur- aurait pu sans doute fabriquer pour lui, par amour de transmettre l’étendue illimitée du cosmos et les constellations de noms que l’humanité leur a donné au fur à mesure de ses nuits magistrales. Michel Loye, expliquerait peut-être ainsi d’avoir été embarqué plus tard dans de grandes expéditions scientifiques -notamment avec Haroun Tazieff- partout autour du globe. Et l’image photographique -je parle pour lui- paraît juste un compromis possible devant l’émerveillement continu de la Nature qu’il promène sur terre. Dans cette hypothèse, la photographie imprime alors pour Michel, sa cosmogonie personnelle de la lumière, qu’il a gravée depuis son enfance mythique, l’expression d’une ruse face à ce mouvement permanent de la Nature qu’on aimerait s’approprier en le fixant.
“Je voulais la lune / Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable / J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde.” In Caligula, Albert Camus, éditions Gallimard, 1944.
-Dossier de presse "Sur le fil " (pdf)
-Dossier de presse " Traversée " (pdf)
"....Ainsi les cycles naturels sont-ils au coeur de notre vie: la répétition du jour et de la nuit, le renouvellement mensuel et la succession des saisons autant que le retour de la nouvelle année.
Leur influence sur notre rythme circadien ou notre biorythme est considérable.
L'influence des astres et notamment de la lune sur notre corps est elle aussi reconnue.
Leur présence dans les sculptures organiques de Charlotte Dugauquier est directement perceptible. Le végétal, comme source d'inspiration (germination, floraison, foliation) ou matériau, est au coeur de ses processus de recherche et d'expérimentation.
Les "Parure", "Comète", et autres installations de Charlotte Dugauquier quand elles n'empruntent pas directement les formes et matières végétales ou animales (plumes...), s'en inspirent comme dans "Souffle-spirale" où la fragilité d'un feuillage métallique s'enroule sur une forme arachnéenne...."
Christophe Cadu-Narquet, Carcès, mai 2009
Ed. Thesaurus Coloris.
-exposition à la Maison du cygne du 9 septembre au 9 octobre 2011 à Six-Fours-les-Plages, Var.
avec le photographe Michel Loye;
texte de présentation de Leslie Plume.
"l' éphémère, vestige de l'éternel."
"....Des photographies, noir et blanc, grises avec toute l'irisation d'ombre et de lumière.
Sobres, sombrement éclairées, élégantes. La photographie est un bloc qui mure l'image:le socle pour point de fuite. Une masse s'effrite, s'émiette, fond: roche, iceberg, le paysage comme sablier du temps qui décristalise ses agrégats séculaires en poussière d'éternel.
Gros plan en long, en large, en hauteur. La masse est minuscule.
Et soudain, une porte taillée, rectangle vide, monolithe évidé semble ouvrir vers l'essence de l'oeuvre elle-même: l'anfractuosité de la création figée dans son inexorable déconstruction, dans le parcours de sa transformation, dans l'espace de sa dislocation.
Délitescence.
De ce que mon regard rencontre chez Michel forme immédiatement écho vers la nature de Charlotte.
Des structures organiques, éthérées aux formes émaciées et héliotropes d'une haute finesse sont de l'ADN en 3D sorti d'un microscope et grossi. Point de socle. Tout est aérien.
La nature en échafaudage, en raccomodage, en dépouillement.
Elle tisse avec les matériaux des blocs désagrégés et largués en épave sur le rivage.
La structure atomique, épidermique de la nature se retrouve en anagramme sur les murs d'ombre et de lumière anamorphosés par des faisceaux écliptiques.
Transparence et légèreté sont reliées par des fils que l'on croit de prime abord, cassants: tout est sur le rebord, sur le tranchant de la déconstruction.
Son secret: un savoir faire arachnéen qui se transmute à l'art, tissage de l'éphémère et du spirituel par des logarithmes mantiques.
Charlotte nous fait entrer dans le bloc de la molécule." Juillet 2011.
-exposition à la galerie Zemma, Marseille du 17 mai au 5 juillet 2018: " Lien de nature, un étrange familier"
Une exposition de Charlotte Dugauquier et Michel Loye Vernissage : jeudi 17 mai 2018 à partir de 18 heures 30 Exposition du 17 mai au 28 juin 2018
Deux artistes, Charlotte Dugauquier, plasticienne et Michel Loye, photographe, présentent à partir du 17 mai 2018, l’exposition « Lien de nature ; un étrange familier » à la Galerie Zemma.
Glaneuse, jamais rassasiée, Charlotte Dugauquier, plasticienne, recueille sur les chemins de sa patience ce qui reste des vies végétales fugitives qu’elle accumule dans ses ateliers du Pré-Saint Gervais en Ile de France et à Barjols dans le Haut Var.
De ces récoltes étiques, son art habille la pesanteur en nuages de formes vaporeuses ouvrant l’esprit aux métamorphoses. Un sentiment d’éther dont parlaient les scientifiques anciens, adeptes de l’atomisme et doutant d’une disparition pure et simple du vivant après la mort. Des architectures autant que sculptures communiquent à l’espace de l’œuvre la résonnance vivifiante du chemin parcouru dans ces maquis, savarts et chaumes.
Des formes qui relèvent d’un travail de répétition, geste de l’artiste qui s’élabore en même temps que la réflexion : un art de transfiguration, prolongement de l’histoire d’une relation intime à l’objet d’une nature qui se veut inédite que personne ne connaîtra vraiment, mais qui ouvre nos capacités de perceptions aux visible et moins visible. Une vie nouvelle détournée du cycle de la nature, offerte par cette artiste dont les pièces nous entourent de leur lumière ; Et leur ombre se diffuse dans l’espace apaisé de leur doux mouvement cinétique.
© Charlotte Dugauquier
Michel Loye, photographe, naît le nez au ciel pendu aux étoiles, qu’un père mythologique -et en même temps instituteur- aurait pu sans doute fabriquer pour lui, par amour de transmettre l’étendue illimitée du cosmos et les constellations de noms que l’humanité leur a donné au fur à mesure de ses nuits magistrales. Michel Loye, expliquerait peut-être ainsi d’avoir été embarqué plus tard dans de grandes expéditions scientifiques -notamment avec Haroun Tazieff- partout autour du globe. Et l’image photographique -je parle pour lui- paraît juste un compromis possible devant l’émerveillement continu de la Nature qu’il promène sur terre. Dans cette hypothèse, la photographie imprime alors pour Michel, sa cosmogonie personnelle de la lumière, qu’il a gravée depuis son enfance mythique, l’expression d’une ruse face à ce mouvement permanent de la Nature qu’on aimerait s’approprier en le fixant.
“Je voulais la lune / Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable / J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde.” In Caligula, Albert Camus, éditions Gallimard, 1944.
-Dossier de presse "Sur le fil " (pdf)
-Dossier de presse " Traversée " (pdf)